Article publié le 15/10/2008 Dernière mise à jour le 15/10/2008 à 09:12 TU
Avec notre correspondante au Canada, Pascale Guéricolas

Victorieux aux élections législatives, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, a déclaré devant ses partisans à Calgary : « les Canadiens ont voté, rendu leur verdict et tracer la voie à suivre pour notre pays ».
(Photo : Reuters)
En déclenchant des élections anticipées, le Premier ministre Stephen Harper espérait obtenir une majorité au Parlement pour le parti conservateur.
Aujourd’hui sa formation progresse puisque environ 20 députés de plus ont pu se faire élire mais il en manque encore 10 pour obtenir une majorité absolue et avoir les coudées franches au Parlement d’où la relative déception de certains militants conservateurs de Québec.
Militant du Parti conservateur québécois
« C'est sûr que cela aurait été plus intéressant si Monsieur Harper avait eu une majorité simple. »
Jamais le parti libéral n’avait recueilli si peu de suffrages, il va être donc difficile pour son chef, Stéphane Dion, de s’opposer avec efficacité aux propositions de lois des conservateurs. Déjà des voix s’élèvent dans ce parti pour remettre en question la direction de Stéphane Dion qui risque peut-être de perdre son statut de chef dans les semaines à venir.
Du côté du Bloc québécois, le parti souverainiste, c’est le statu quo avec un nombre de députés à peu près similaire à ceux qui avaient été élus lors de la précédente élection en janvier 2006.
Députée du Bloc québécois à Québec
« Le Bloc a 50 députés, et on n'est pas affaibli en terme de représentation à la Chambre des communes. On va défendre les valeurs du Québec. »
De son côté la formation de gauche des néo-démocrates progresse, ce qui en résumé donne peut-être plus de pouvoir au Premier ministre parce que si son gouvernement est minoritaire, l’opposition, elle, est plus divisée que jamais.
«Manifestement le vote conservateur se concentre dans la partie ouest du pays.»
Sur le même sujet