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Géorgie

Conférence des donateurs pour la reconstruction du pays

par  RFI

Article publié le 22/10/2008 Dernière mise à jour le 22/10/2008 à 03:49 TU

Les fonds collectés doivent être destinés à la Géorgie « <em>dans son intégrité territoriale</em> », donc aussi aux territoires abkhazes et ossètes.(Carte : RFI)

Les fonds collectés doivent être destinés à la Géorgie « dans son intégrité territoriale », donc aussi aux territoires abkhazes et ossètes.
(Carte : RFI)

Les experts de l’ONU et de l’Union européenne ont évalué à environ deux milliards et demi d’euros les besoins de la Géorgie en aide humanitaire et en investissements sur les trois ans à venir. Une conférence des donateurs se réunit ce mercredi à Bruxelles pour trouver des moyens adéquats. La Russie n’a pas été conviée à cette réunion.

Les représentants des soixante-sept Etats et de grandes institutions financières se penchent sur les dégâts causés à l’économie et aux habitations de Géorgie lors de la guerre contre la Russie, afin d'évaluer le montant nécessaire pour la reconstruction.

Nuance politique importante : les fonds collectés doivent être destinés à la Géorgie « dans son intégrité territoriale », donc aussi aux territoires abkhazes et ossètes considérés par Moscou comme Etats indépendants.

Tout un symbole

Les sommes réunies seront dépensées en trois étapes : d’abord, celles qui couvrent les besoins « immédiats », ensuite celles qui permettent de financer les « investissements clés », enfin celles qui doivent répondre aux « besoins supplémentaires ».

Un des objectifs prioritaires est de permettre à quelque soixante-cinq mille personnes déplacées par le conflit de retrouver des lieux d’habitation et des conditions de vie décentes. Mais presque la moitié de ces personnes, chassée des régions séparatistes, n’a aucune perspective de retour.

Les Géorgiens commencent déjà à se reconstruire des habitations provisoires, le long de l’autoroute reliant Tbilissi à l’Ossétie du Sud. Tout un symbole, qui nécessite quand même un appui financier.