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Moyen-Orient

Match Palestine-Jordanie : entre politique et sport

Article publié le 26/10/2008 Dernière mise à jour le 26/10/2008 à 18:28 TU

Inauguration du stade al-Ram à Ramallah par le président de la FIFA, Sepp Blatter (3e d) et le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad (2e d).(Photo : Reuters)

Inauguration du stade al-Ram à Ramallah par le président de la FIFA, Sepp Blatter (3e d) et le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad (2e d).
(Photo : Reuters)

La Palestine a joué ce dimanche son premier match international à domicile face à la Jordanie (1-1). Une rencontre amicale hautement symbolique devant une foule en liesse rassemblée dans le stade Fayçal Hussein à Al-Ram, près de Jérusalem, en Cisjordanie, premier stade palestinien aux normes internationales.

Dans la banlieue de Jérusalem, avec Catherine Monnet

Avec application et sérieux, les joueurs de l'équipe nationale palestinienne s'échauffent comme n'importe quelle équipe. Cela n'a pourtant pas été simple de les réunir sur la pelouse synthétique toute neuve du stade de Al-Ram, près de Jérusalem. Les joueurs originaires de Gaza viennent seulement d'être autorisés à sortir et encore tous ne sont pas là.

Le capitaine de l'équipe n'est pas avec nous regrette Rami, un des arrière-gauche de l'équipe, car les Israéliens ne l'ont pas autorisé à sortir de la Bande de Gaza. « On devra jouer sans lui, explique-t-il, mais chaque moment de ce match montrera que nous existons en tant que nation, que nous sommes sous occupation mais que nous arrivons à vivre ».

Cette rencontre amicale entre la Palestine et la Jordanie est davantage un événement politique que sportif. Jibril Rajoub, l'ancien homme fort de la très redoutée Sécurité préventive, qui dirige aujourd'hui la Fédération palestinienne de football en convient : « J'espère que le fait d'organiser un tel match, un tel rassemblement est un message très clair pour tout le monde qui montre que le peuple palestinien mérite son indépendance, sa liberté, le droit à l'autodétermination et qu'il peut créer un état indépendant démocratique palestinien ».

La Palestine a déjà son équipe nationale et son stade international avant même d'avoir son Etat. Cela suffit pour faire de ce match un moment historique.