publicite publicite
Rechercher

/ languages

Choisir langue
 
Annonce Goooogle
Annonce Goooogle

Proche-Orient

Khaled Mechaal en visite au Liban

Article publié le 04/11/2008 Dernière mise à jour le 04/11/2008 à 03:01 TU

Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas.(Photo : AFP)

Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas.
(Photo : AFP)

Khaled Mechaal, le chef politique du Hamas qui vit en exil en Syrie, est en visite au Liban. Il a été reçu par le chef de l’Etat Michel Sleimane, par le Premier ministre Fouad Siniora, par le président du Parlement, et Nabih Berri, chef du parti chiite Amal. Dans la soirée, il devait être reçu par Hassan Nasrallah et Saad Hariri. La situation dans les camps palestiniens au Liban est au cœur de ces entretiens.

Avec notre correspondante à Beyrouth, Diane Galliot

Ces camps palestiniens du nord au sud du Liban sont devenus, pour certains, des foyers d’extrémisme islamiste. Lors de la Naqba en 1948, l’exil palestinien, les Libanais ont certes accueilli ces exilés palestiniens. Mais depuis, il y a eu la guerre civile au Liban, puis les tensions islamistes et aujourd’hui, ces réfugiés palestiniens ne sont plus vraiment les bienvenus au Liban. 

Il y a surtout eu en 2007, des affrontements meurtriers qui ont duré quatre mois dans le camp de Nahr el-Bared, au nord de Tripoli. Des affrontements qui ont fait 400 morts au moins et le camp est aujourd’hui complètement détruit.

Depuis, c’est le camp de Ain el-Heloué, dans la banlieue de Saïda, au sud de Beyrouth, qui est régulièrement le théâtre d’affrontements inter-palestiniens, ou d’affrontements entre Palestiniens et extrémistes islamistes.

Khaled Mechaal a appelé lors de sa visite au Liban à un dialogue entre Libanais et Palestiniens, pour calmer la situation dans les camps. Il s’est engagé à ce que les Palestiniens ne transfèrent pas leurs querelles dans les camps libanais.

Reste que la situation misérable de ces Palestiniens qui vivent dans les camps libanais, des Palestiniens qui ont un statut de réfugiés et qui ne savent pas de quoi sera fait leur avenir, sert de ferment à l’extrémisme, que les autorités libanaises ne réussissent pas à endiguer.