Article publié le 09/11/2008 Dernière mise à jour le 09/11/2008 à 21:49 TU
Les recherches se poursuivent dans les décombres de l'école qui s'est effondrée vendredi, à la périphérie de Port-au-Prince, mais les chances de retrouver des survivants s'amenuisent d'heure en heure. Parallèlement, l'enquête progresse. Le propriétaire de l'école, un pasteur d'une cinquantaine d'années, a été incarcéré pour non-conformité de son bâtiment aux normes de sécurité. Le bilan est désormais de 93 morts, dont une majorité d'enfants. On compte plus de 150 blessés. Des renforts venus de France, des Etats-Unis et du Canada épaulent les secouristes haïtiens.
Avec notre correspondant à Port-au-Prince, Vario Serant
Une ouverture au milieu des amas de béton a permis aux sauveteurs de récupérer de nouveaux cadavres, ce qui vient aggraver un bilan humain déjà important. Les chances de retrouver des survivants s'amenuisent de plus en plus, au point que les secouristes envisageraient de détruire le bâtiment délabré pour en extraire d'autres corps.
Les riverains espèrent encore retrouver des survivants prisonniers sous les décombres. Ils se plaignent de la lenteur des opérations de sauvetage. Dans le voisinage, l'atmosphère devient irrespirable, en raison des odeurs de putréfaction qui émanent des gravats.
Le propriétaire du bâtiment construit en dehors des normes est derrière les barreaux. Le ministre de l'Education nationale, Joël Desrosiers, annonce la fermeture dans les prochains jours de tous les établissements scolaires dont les locaux représentent un danger potentiel pour leurs occupants.