par RFI
Article publié le 22/11/2008 Dernière mise à jour le 22/11/2008 à 15:33 TU
« Historique », « révolutionnaire »... Voilà les termes qui sont revenus souvent dans la bouche de plusieurs députés burundais cette nuit, après l’adoption de ce code pénal totalement revisité. La décision d'abolir la peine de mort, prise à une large majorité, va pourtant à l’encontre de la volonté populaire, comme l’ont souligné de nombreux députés dans leurs interventions.
Après treize ans de guerre civile, la criminalité a explosé, mais l’impunité règne en maître dans ce pays. Les Burundais exigent à longueur de journée l’application de la peine de mort. Mais les députés burundais ont fait un autre choix, notamment pour s’aligner sur les dispositions de la justice internationale.
L'homosexualité pénalisée
Autre révolution, le crime de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre intègrent ce nouveau code. Il en est de même pour les violences sexuelles et la torture, qui seront punies par des peines allant jusqu'à la prison à vie. Jusqu'ici, ces crimes étaient ignorés par le droit burundais.
Enfin, l’homosexualité était tolérée au Burundi. Mais les députés, au nom de la morale burundaise, ont décidé d’infliger une peine de deux ans de prison à tout homme ou femme convaincu d’homosexualité.