par RFI
Article publié le 26/11/2008 Dernière mise à jour le 27/11/2008 à 04:20 TU

La députée guyanaise, Christiane Taubira (g) et le ministre français de la Défense, Hervé Morin (d).
(Photos : AFP)
Député de Guyane
« Dans cette proposition de loi, il est question de reconnaître les préjudices subis par les victimes d'essais nucléaires mais aussi par les victimes d'accidents nucléaires. »
De son côté, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a annoncé mercredi que le gouvernement prépare pour le premier trimestre 2009 un projet de loi sur cette question. Selon Hervé Morin, quelque 100 000 personnes ont participé aux 210 essais nucléaires conduits par la France de 1960 à 1996, dont « 17 000 au titre du Sahara et 41 000 au titre de la Polynésie ». Toutefois, pour le ministre Hervé Morin, seules « quelques dizaines ou quelques centaines » de personnes pourraient être concernées par les indemnisations.
Avant projet de loi
« L'avant projet de loi permettra à toute personne malade, ayant participé à des essais nucléaires, de bénéficier d'un droit à indemnisation, à pension, dès lors que son niveau d'exposition dépasse un certain seuil. »
« Cela doit se faire dans la rigueur : il ne s'agit pas d'ouvrir les vannes tout d'un coup, mais d'essayer de trouver une solution juste. »
Depuis de longues années, des associations de vétérans des essais réclament la création d'un fonds d'indemnisation, sur le modèle de celui créé pour les victimes de l'amiante. Cette proposition de loi, qui va être débattue au Parlement, ainsi que le projet de loi en préparation, sont une lueur d'espoir pour ces assocaitions.
Président de l'association des vétérans des essais nucléaires
« C'est pour nous une bataille gagnée puisque maintenant on va reconnaitre que des gens ayant participé à des essais peuvent développer une maladie radio-induite. »