Article publié le 14/12/2008 Dernière mise à jour le 15/12/2008 à 02:38 TU
Avec notre correspondant à Kampala, Gabriel Khan
Dans un communiqué, diffusé dimanche après-midi, les chefs des services de renseignement de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda et du Sud-Soudan déclarent avoir détruit le principal camp de Kony, appelé camp Swahili, en y mettant le feu.
Le gouvernement ougandais fait appel depuis plusieurs années à une action militaire concertée sur le plan régional pour mettre fin à la présence des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur dans le nord-est du Congo.
De sources diplomatiques, cette opération militaire conjointe aurait débuté dès samedi. L’armée du Sud-Soudan serait entrée au Congo pour y poursuivre des rebelles de la LRA après que ces derniers aient attaqué une nouvelle fois une localité dans le Sud-Soudan. Dès le lendemain, donc dimanche matin, l’armée ougandaise a envoyé sur place ses hélicoptères de combat.
Cette opération aura surpris les rebelles dans la mesure où le président ougandais Yoweri Museveni leur avait garanti cette semaine qu’il était prêt à discuter personnellement avec le chef de la LRA, Joseph Kony, pour finaliser un processus de paix engagé il y a deux ans. Mais le chef rebelle a refusé de signer la paix tant que la Cour pénale internationale maintiendra les poursuites lancées à son encontre pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Porte-parole de la LRA
« Je ne peux pas confirmer cette attaque. Mes commandants sur le terrain, et notamment le général Joseph Kony, ne m'ont rien dit à ce sujet. Mais, si le gouvernement ougandais nous a floué et qu'il nous a attaqué avec le Soudan et la République Démocratique du Congo, alors ce serait le plus regrettable évènement de ces 22 ans de conflit. Nous étions prêts à faire la paix...».
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