Article publié le 16/01/2009 Dernière mise à jour le 16/01/2009 à 02:59 TU
Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu
Profiter le plus largement possible des divers plans de relance tout en licenciant 3 300 ouvriers et fermant 67 usines. Voilà la politique d’Holcim, le numéro deux mondial du secteur du ciment, telle qu’elle a été annoncée sans vergogne à Zurich.
Pour faire face à la crise de l’immobilier, la société suisse qui opère dans 70 pays et compte 90 000 employés, va faire porter avant tout l’effort sur ses filiales aux Etats-Unis. Mais l’Europe n’échappera pas aux restructurations avec des fermetures prévues en Espagne et au Royaume-Uni.
Enquête
Le résultat opérationnel de 2008 s’est certes contracté de 22% mais Holcim a tout de même réalisé un bénéfice de plus d’un milliard d’euros au cours des neuf premiers mois.
Aujourd’hui la compagnie s’estime très bien placée pour tirer avantage des efforts prévus dans la construction par les gouvernements soucieux de relancer la machine économique.
Mais rien n’est dit car la Commission de Bruxelles vient d’ouvrir une vaste enquête sur plusieurs cimentiers actifs en Europe et soupçonnés de pratiques anticoncurrentielles.