Article publié le 16/01/2009 Dernière mise à jour le 16/01/2009 à 05:18 TU
Avec notre correspondant à Quito, Eric Samson

Le président équatorien, Rafael Correa, lors d'un discours devant le Congrès, jeudi 15 janvier 2009.
(Photo : Reuters)
Pour le président équatorien, l’année 2008 a mieux commencé qu’elle n’a fini. Fort de l’appui de 70% de la population, Rafael Correa défend un modèle économique de subventions, d’investissement public et de croissance de l’Etat.
Grâce à la hausse du prix du pétrole, principal produit d’exportation de l’Equateur, ce modèle a pu s’imposer mais aujourd’hui la crise a fini par rattraper le budget du pays, à quatre mois des élections générales d’avril prochain.
Mécontentements
Le président équatorien pourtant persiste et signe. Après avoir annoncé jeudi la fin du néolibéralisme en Equateur, il affirme que ses réformes socialistes et la nouvelle Constitution ont protégé le pays des méfaits du marché et du capitalisme sauvage.
Alors que l’opposition politique n’arrive toujours pas à récupérer un semblant de présence, c’est du côté de ses alliés de gauche que les problèmes sont en train d’apparaître. Les syndicats ont manifesté jeudi pour exiger une augmentation salariale et défendre des contrats collectifs que le chef de l’Etat juge abusifs. Les étudiants vont manifester pour exiger la gratuité totale de l’éducation.
Déjà soulevés dans le sud du pays contre la loi minière récemment approuvée par l’Assemblée nationale, les indigènes et les écologistes vont essayer de généraliser le mouvement mardi prochain.
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