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France

Le contre-plan de relance du PS

par  RFI

Article publié le 21/01/2009 Dernière mise à jour le 21/01/2009 à 21:54 TU

Un mois et demi après le plan de relance du gouvernement qui prévoit 26 milliards d'euros, la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, présentait mercredi ses contre-propositions estimées à 50 milliards d'euros, avec la priorité donnée au pouvoir d'achat.

Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste français lors d'une conférence de presse, le 21 janvier 2009, au siège du PS à Paris, pour présenter son « contre-plan » de relance.(Photo : AFP)

Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste français lors d'une conférence de presse, le 21 janvier 2009, au siège du PS à Paris, pour présenter son « contre-plan » de relance.
(Photo : AFP)

Une prime de 500 euros pour les plus démunis, une hausse de 3% du salaire minimum, la création de 200 000 emplois aidés, le gel des suppressions de postes dans l'hôpital et les services publics. Aucun doute n'est permis, c’est ce qui s’appelle un plan de relance par la consommation, dans la plus grande tradition socialiste. Sans oublier un volet investissements d'égale ampleur, notamment en faveur du logement. Selon Martine Aubry, il s’agit d’un plan "rapide, massif et équilibré", à l'opposé, dit-elle, du plan de 26 milliards présentés en décembre par le gouvernement, lequel est essentiellement consacré à l'investissement..

« À période extraordinaire, mesures extraordinaires »

Le coût total du contre-plan socialiste est de 50 milliards d'euros. Coût pleinement assumé par la première secrétaire du PS et que Martine Aubry justifie en ces termes: « À période extraordinaire, mesures extraordinaires ». Cinquante milliards, c'est ce qu'a coûté le plan de relance de l'Allemagne, et c'est ce que préconise le FMI. « Nicolas Sarkozy s'est donc trompé », affirme Martine Aubry. Les socialistes prédisent que le gouvernement ne pourra pas se passer d'un second plan de relance. En pleine conférence de presse de Martine Aubry, le cabinet du ministre du Budget, Eric Woerth, demandait par courrier électronique envoyé au PS une copie de son plan de relance.

Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste

« Vous persistez et signez dans votre budget, vous nous présentez un plan qui n'en est pas un, vous n'agissez pas sur les bons leviers. »

21/01/2009

Jacques Marseille, directeur de l’Institut d’histoire économique et sociale

« Nous avons un tissu de petites et moyennes entreprises qui font l'essentiel de la croissance et de l'emploi...dans le plan de relance, rien n'est fait pour elles. »

21/01/2009