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Royaume-Uni

Gordon Brown condamne les grèves sauvages

Article publié le 01/02/2009 Dernière mise à jour le 01/02/2009 à 15:39 TU

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a qualifié d'« indéfendables » les grèves sauvages dans le secteur de l'énergie, où les employés britanniques refusent que des travailleurs étrangers à salaire moindre leur soient préférés. Le chômage s'est aggravé l'an dernier en Grande-Bretagne pour toucher 1,923 million de personnes en novembre, soit un taux de 6,1% de la population active, le plus élevé depuis 1999. Les experts s'attendent même à ce que la situation empire en 2009, en raison de la crise financière et du ralentissement économique.
Des grévistes devant la raffinerie Total de Immingham, vendredi 30 janvier 2009. Sur la pancarte : <em>« Tu vas devoir nous écouter Gordon Brown. »</em>(Photo : AFP)

Des grévistes devant la raffinerie Total de Immingham, vendredi 30 janvier 2009. Sur la pancarte : « Tu vas devoir nous écouter Gordon Brown. »
(Photo : AFP)


Avec notre correspondant à Londres, Adrien Moss

Les manifestants demandent au gouvernement de réserver les emplois aux ouvriers britanniques. Gordon Brown rejette catégoriquement cet appel au protectionnisme. « Ces grèves sont indéfendables », a déclaré le Premier ministre.

Gordon Brown précise que deux millions d’emplois changent chaque mois de titulaire en Grande-Bretagne, que cinq cent mille emplois ne trouvent pas preneur à cause du manque de candidats qualifiés et enfin, que son gouvernement développe l’apprentissage, « la meilleure réponse, dit-il, pour que les ouvriers britanniques puissent prendre des emplois britanniques ».

Le ministre de l’Industrie, Peter Mandelson, enfonce le clou. Selon lui, « ces grèves sauvages sont une grossière erreur ». Il conseille même aux chômeurs britanniques d’aller chercher du travail en Europe.

Les syndicats ne soutiennent pas ces grèves sauvages. Ils craignent des réactions xénophobes. Les manifestants appellent à de nouveaux débrayages ce lundi.