Article publié le 15/02/2009 Dernière mise à jour le 15/02/2009 à 01:59 TU
En Arabie Saoudite, le roi Abdallah a procédé samedi 14 février à un vaste remaniement de son cabinet, le premier depuis son accession au trône en 2005. Il a nommé de nouveaux ministres de la Justice, de l'Education, de l'Information et de la Santé. Pour certains, c'est la preuve de la volonté du souverain d'apposer « son empreinte progressiste » aux institutions du royaume. Mais la nomination la plus remarquée est celle de Noura al-Fayez au poste de vice-ministre de l'Education. Il s'agit de la première femme à faire son entrée au Conseil des ministres.

Le roi saoudien Abdallah, ici dans son palace à Riyad, le 14 février 2009, a procédé à un large remaniement ministériel marqué par l'entrée pour la première fois d'une femme au gouvernement, Noura al-Fayez, nommée vice-ministre de l'Education.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez
Pour la première fois dans l’histoire de l’Arabie Saoudite, une femme a été nommée au poste de ministre déléguée de l’Education, chargée des femmes. Noura al-Fayez n’est pas vraiment une inconnue dans le milieu car jusqu’à présent, elle occupait le poste de directrice à l’Institut de l’administration publique. C'est une femme présentée comme compétente, professionnelle et dynamique et qui va pouvoir activement participer au développement de l’éducation des jeunes saoudiennes.
Sa nomination est loin d’être considérée comme un symbole, un gadget. Lama al-Suleiman, une femme d’affaires qui fait partie d'une des deux femmes élues à la Chambre de commerce de Djedda en novembre 2005, nous a avoué que « le remaniement ministériel effectué par le roi participe à une politique d’ouverture » et de rajouter « que ce soit au ministère de l’Education, de la Justice ou de l’Information, par exemple, ce sont toutes des personnes professionnelles qui ont été nommées pour leurs compétences ».
En attendant, l’Arabie Saoudite, qui fait partie des grandes puissances de ce monde, se trouve de plus en plus acculée par la pression internationale, surtout dans le domaine des droits de l’homme.
Le chantier que vient d’entreprendre le roi Abdallah dans son pays marque une réelle volonté de changement.