Article publié le 23/02/2009 Dernière mise à jour le 23/02/2009 à 14:51 TU

Le procès de l'explosion de l'usine AZF s'ouvre aujourd'hui, 23 février, à Toulouse dans la salle Jean Mermoz convertie en tribunal.
(Photo : Reuters)
Le procès AZF est celui de tous les superlatifs. L'instruction a duré plus de 7 ans, un dossier de 50 000 pages, plus de 1700 éléments ont été placés sous scellés et plus de 1000 témoins ont été entendus. Si le banc des accusés n'accueille que deux personnes: Serge Biechelin, le directeur de l'usine, et la société Grande Paroisse, la filiale de Total propriétaire du site, le banc des parties civiles ne sera jamais assez vaste pour accueillir leurs représentants: 1700 au total. La justice a dû louer une salle de spectacle, pour que les victimes puissent suivre les débats.
Attentat islamiste, dispute entre chauffeurs routiers et ouvriers d'AZF, Ovni, l'origine de l'explosion de l'usine a fait l'objet d'une multitude de pistes. Mais l'hypothèse criminelle a été écartée par l'enquête judiciaire et le tribunal correctionnel de Toulouse va se pencher sur un dossier qui retient le scénario d'une explosion accidentelle.
L'explosion de 300 tonnes de nitrate d'ammonium, l'équivalent de 100 tonnes de dynamite, a endommagé 30 000 habitations et fait quelques 20 000 blessés. Si Total a déjà versé près de de deux milliards d'euros aux sinistrés, ceux-ci veulent encore faire valoir la douleur engendrée par le drame. Et là, disent les parties civiles, Total doit de nouveau payer.
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