publicite publicite
Rechercher

/ languages

Choisir langue
 
Annonce Goooogle
Annonce Goooogle

Irak

Quinze ans de prison pour deux proches de Saddam Hussein

par  RFI

Article publié le 11/03/2009 Dernière mise à jour le 11/03/2009 à 12:45 TU

L'ancien vice-Premier ministre Tarek Aziz et Ali Hassan al-Majid, alias « Ali le Chimique », ont été condamnés ce mercredi à 15 ans de prison pour « crime contre l'humanité » pour leur responsabilité dans l'exécution de 42 commerçants irakiens en 1992. Ces  commerçants étaient accusés d'avoir spéculé sur les prix de produits alimentaires alors que l'Irak était soumis à des sanctions de l'ONU. Deux demi-frères de Saddam Hussein, Ouotbane Ibrahim al-Hassan et Sebaaoui Ibrahim, ont quant à eux été condamnés à la peine capitale.
Ali Hassan al-Majid, alias « Ali le Chimique » (G) et l'ancien vice-Premier ministre irakien, Tarek Aziz. (Photo : AFP)

Ali Hassan al-Majid, alias « Ali le Chimique » (G) et l'ancien vice-Premier ministre irakien, Tarek Aziz.
(Photo : AFP)

Deux hommes-clé du régime de Saddam Hussein. Le premier, Tarek Aziz, chrétien d'origine, était un des fidèles parmi les fidèles de Saddam Hussein.

Passionné de littérature anglaise, dont il était diplômé, remarquable polémiste, habile diplomate, sa mission consistait surtout à expliciter la pensée du maître de l'Irak et à la rendre présentable.

Il a été tour à tour ministre de l'Information, chef de la diplomatie et vice-Premier ministre irakien. Il n'a jamais véritablement participé à des massacres. En revanche, il ne pouvait pas les ignorer même si jamais aucun témoignage n'a pu établir sa responsabilité directe dans ces crimes.

Véritable boucher

Ali Hassan al-Majid, cousin germain de Saddam Hussein, dit « Ali le Chimique », était l'homme des basses œuvres. Il doit son sinistre sobriquet de « Chimique » au fait que c'est lui qui a ordonné l'utilisation de gaz mortel (de l'ypérite) pour mater la rébellion kurde, notamment à Halabja, en 1988.

Aujourd'hui encore, la seule mention de son nom suffit à terroriser des gens dans le Kurdistan irakien. Il a d'ailleurs déjà été condamné à mort pour ces faits.

Véritable boucher, sans état d'âme, c'est lui également qui a maté dans le sang plusieurs rébellions chiites dans les années 90. Il fut également le gouverneur sanguinaire du Koweït lorsque l'armée irakienne envahit le pays.