par RFI
Article publié le 18/03/2009 Dernière mise à jour le 18/03/2009 à 15:23 TU

Andry Rajoelina affirme que la lutte contre la pauvreté sera sa priorité.
( Photo : Siphiwe Sibeko / Reuters )
Andry Rajoelina a parlé devant une foule qui n’était finalement pas beaucoup plus nombreuse que lors de ses derniers meetings. Et pourtant, c’était la première fois qu’il venait dans son costume officiel de président de la transition. Quelques minutes plus tôt, la Haute Cour constitutionnelle avait validé le tour de passe-passe de ce mardi soir avec les militaires.
Andry Rajoelina a parlé démocratie, liberté et lutte contre la pauvreté, sauf que cette fois ses responsabilités lui incombent directement. La vente du coûteux avion présidentiel Force one,dont l'achat avait suscité une vive polémique, a forcément été très acclamée. Mais elle ne résoudra pas à elle seule tous les problèmes de Madagascar, toujours parmi les pays les plus pauvres du monde.
Deux ans de transition
Sur le plan institutionnel, Andry Rajoelina est bien président de la transition. Et il a vingt-quatre mois pour organiser une élection présidentielle. Une élection à laquelle, en l’état actuel des choses, il ne peut pas participer. En 2011, il aura 36 ans, donc trop jeune pour briguer un mandat présidentiel classique, puisque les candidats doivent être âgés d'au moins 40 ans. Mais bien sûr, les choses peuvent changer et la constitution peut être modifiée.
Même si Andry Rajoelina avait dit, au début, vouloir juste gérer la transition, qui sait si le pouvoir ne lui donnera pas d’autres idées. On lui prête aussi l’envie de limiter le nombre de mandats d’un président à deux maximum ce qui pourrait écarter définitivement Marc Ravalomanana. Ce dernier n’a cependant fait qu’un mandat et demi, et d’ailleurs pour l’heure, on ne sait pas où il est et on ne connaît rien de ses ambitions.