Article publié le 21/03/2009 Dernière mise à jour le 22/03/2009 à 05:25 TU

Les Palestiniens ont célébré « Jérusalem, capitale de la culture arabe », en Cisjordanie, à la suite de l'interdiction de ce festival dans la ville sainte, le 21 mars 2009.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondante à Jérusalem, Catherine Monnet
Tous les documents des organisateurs du festival ont été saisis jeudi soir lors d'un raid surprise dans un hôtel de Jérusalem-Est. Selon le ministère israélien de l'Intérieur, depuis l'an 2000, il est interdit à l'Autorité palestinienne d'organiser des événements en territoire israélien.
Les artistes des pays arabes voisins n'ont pas pu se joindre au festival, comme cela se fait traditionnellement, a regretté Ouda Iman, responsable du centre culturel d'al-Qods : « Malgré l’accord de paix entre Israël et l’Egypte, même les artistes égyptiens n’ont pas accès à Jérusalem pour fêter al-Qods, capitale culturelle 2009 ».
Entre les visas refusés et les nombreuses autres interdictions, le festival a finalement été lancé à 10 km de Jérusalem, dans la ville de Bethléem, sous contrôle palestinien. Jérusalem, censée être au coeur du festival, n'a pas été célébrée comme prévu, mais pour les Palestiniens il était important de maintenir l'événement. Selon Ouda Imam, « la résistance culturelle est une résistance importante. Nous, les Palestiniens, nous avons résisté de plusieurs manières. Que ce soit par la non-violence ou la culture ».
Quelques heures après avoir donné cette interview, Ouda Iman était arrêtée par la police israélienne, alors qu’elle tentait, samedi matin, dans la vieille ville, d'organiser un événement avec des enfants, pour le festival.
| Avec notre correspondant à Ramallah, Karim Lebhour |
Keffiehs et costumes traditionnels, des danseurs de Toulkarem ont célébré dans les rues de Ramallah le lancement du festival « Jérusalem 2009, capitale de la culture arabe ». |