Article publié le 07/04/2009 Dernière mise à jour le 07/04/2009 à 04:40 TU

Certains pays de l'Union européenne acceptent d'accueillir des détenus libérés de Guantanammo.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet
Bien que la discussion ait déjà été informellement engagée entre Européens au sujet de Guantanamo, ce n’est que vendredi dernier que les Etats-Unis ont officiellement demandé aux Vingt-Sept d’accueillir des détenus parmi ceux qu’ils veulent libérer.
Comme on pouvait s’y attendre, l’accord auquel sont parvenus les ministres de la Justice laisse chaque pays libre de décider s’il accueillera ou non des anciens détenus. Pour l’instant, seuls 5 pays, Royaume-Uni, Italie, Portugal, Espagne et France, se sont dit prêts à en accueillir. Certains ont d’ores et déjà fait savoir leur opposition formelle, comme les Néerlandais, les Tchèques, les Polonais ou les Suédois.
Un cadre d’action
Par l’accord survenu ce lundi, les Européens ont établi un cadre d’action qui comprend par exemple un mécanisme d’échange et de partage d’informations sur les ex-détenus qui vivront sur le territoire européen. La présidence tchèque de l’Union européenne a bien précisé que seules les personnes qui n’ont pas été condamnées pourront venir dans l’UE.
Les Européens vont probablement accéder au souhait des Etats-Unis de finaliser cette question dans les trois mois mais ils poseront comme conditions qu’il n’y ait plus jamais de prison du type de Guantanamo.
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