par RFI
Article publié le 08/04/2009 Dernière mise à jour le 08/04/2009 à 20:38 TU

L'un des cadres de Scapa France sort des négociations à la mairie alors qu'il a été précédemment séquestré pendant plusieurs heures par les salariés de l'entreprise.
(Photo : AFP)
Révoltés par l'annonce, en février dernier, de la fermeture de leur usine, les salariés du groupe SCAPA France, située près de la frontière suisse, ont décidé d'employer la méthode forte. Ils ont séquestré le directeur des opérations européennes, le directeur financier, la directrice du personnel, et le directeur général de Scapa France, trois Britanniques et un Français.
La direction du groupe qui emploie une soixantaine de salariés sur le site, justifie la fermeture de l'usine par une chute de 50 % de ses ventes en 2008. Actuellement en négociations pour finaliser le plan de sauvegarde de l'emploi, les salariés sont en désaccord sur le montant des indemnités supplémentaires de licenciement qui se négocient en plus de ce que prévoit la loi.
L’arme de la séquestration contre les plans sociaux
Ce mercredi, en début d'après-midi, une réunion avec les salariés a été organisée à la mairie, en présence du maire et du sous-préfet. Les cadres retenus ont été autorisés à s'y rendre. Le syndicat CGT de l'usine avait indiqué que les quatre responsables pourraient être libérés à l'issue de cette réunion, ce qui a été décidé étant donné l'issue favorable de ces négociations. Malgré la mise en garde de Nicolas Sarkozy, qui a prévenu qu'il ne laisserait pas faire ces pratiques, des salariés n'ont pas hésité, une nouvelle fois, à utiliser cette nouvelle arme, celle de séquestrer des dirigeants.
Le groupe britannique a exprimé sa « déception » d’être victime de cette pratique très française. Ce dernier cas de séquestration s’ajoute à celui notamment de quatre cadres du constructeur Caterpillar, la semaine dernière en Isère.