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France/Nigeria

Le groupe d'électronique Safran soupçonné de corruption

par  RFI

Article publié le 11/04/2009 Dernière mise à jour le 11/04/2009 à 00:22 TU

Le groupe Safran mis en examen pour corruption. Le groupe français d'électronique et de défense est soupçonné d'avoir versé des centaines de milliers d'euros de pots-de-vin à des fonctionnaires au Nigéria. Il s'agissait alors d'obtenir un juteux marché.

L'affaire remonte à 2001. A l'époque l'électronicien Sagem cherche à obtenir un marché qui peut lui rapporter gros : la production de cartes d'identités au Nigéria, le pays le peuplé d'Afrique. Pour décrocher ce contrat, le groupe aurait versé des pots-de-vin allant de 22 000 à 380 000 euros. L'affaire est alors dénoncée par l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, et le parquet de Paris ouvre une enquête.

De Sagem à Safran

Aujourd'hui Sagem ne s'appelle plus Sagem. C'est la nouvelle entité, Safran, qui est mise en cause. Mais pour Maître Francis Teitgen, l'avocat du groupe, la nouvelle direction n'a rien à voir avec cette affaire : « Il faut d’abord comprendre que le groupe Safran est né de la fusion entre Sagem et Snecma en 2005, et que les faits qui font l’objet des investigations se sont déroulés entre 2001 et 2003 ; ce sont des faits qui concernaient des personnels de Sagem. La direction actuelle de Safran, évidemment, ignore tout des faits qui sont en cause. »

Malgré sa mise en examen, Safran rejette donc toute responsabilité, même si deux cadres qui travaillent toujours pour l'entreprise sont, eux aussi, poursuivis dans cette affaire.