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Bolivie

Morales met fin à sa grève de la faim

Article publié le 14/04/2009 Dernière mise à jour le 15/04/2009 à 09:59 TU

Le président bolivien Evo Morales, quelques heures avant de mettre un terme à sa grève de la faim, le 13 avril 2009.(Photo : Reuters)

Le président bolivien Evo Morales, quelques heures avant de mettre un terme à sa grève de la faim, le 13 avril 2009.
(Photo : Reuters)

A La Paz, la crise a été résolue la nuit dernière vers 4h du matin, heure bolivienne. Le Parlement a adopté la loi électorale qui convoque des élections générales pour le 6 décembre prochain. Le président Morales qui postulera alors à un second mandat a immédiatement levé la grève de la faim qu’il observait depuis jeudi dernier pour réclamer l’adoption de cette loi. Le texte était bloqué au Congrès par la minorité de droite qui dénonçait la préparation d’une fraude électorale.

Avec notre correspondant à La Paz, Reza Nourmamode

C’est aux cris de « victoire » et « vive la révolution ! » que le président bolivien et la dizaine de syndicalistes qui l’accompagnaient dans son jeûne ont célébré le feu vert donné par le Parlement à la loi électorale.

Après cinq jours de crise parlementaire, de grève de la faim présidentielle et d’intenses négociations, le gouvernement socialiste et l’opposition de droite ont finalement pu résoudre les principales difficultés.

Ainsi, le pouvoir en place a accepté la création d’un nouveau registre électoral, actualisé et biométrique. L’opposition considérait en effet que l’actuel fichier, datant de 15 ans, était frauduleux.

Le nouveau registre devrait coûter au pays le plus pauvre d’Amérique du Sud quelque 26 millions d’euros. Pour le financer, Evo Morales a annoncé qu’il annulerait l’achat prévu d’un nouvel avion pour ses déplacements présidentiels.

Autre dossier conflictuel, le vote des Boliviens vivant à l’étranger a été entériné. Quant au nombre de sièges de députés qui seront réservés aux minorités indigènes, la droite a obtenu qu’il soit limité à sept  contre les quatorze que souhaitait le gouvernement sur un total de 130 circonscriptions.

Evo Morales devrait donc briguer un second mandat le 6 décembre prochain, en position de grand favori.