Article publié le 18/04/2009 Dernière mise à jour le 18/04/2009 à 06:34 TU

Le géant de l'industrie General Electric et la banque Citigroup ont réduit leurs pertes.
(Photos : AFP)
Avec notre correspondant à New York, Pierre-Yves Dugua
Les performances de General Electric sont suivies de près. Le plus grand conglomérat industriel et financier des Etats-Unis est dans de nombreux secteurs et sa filiale financière est la plus malade. Son exposition aux risques de crédits, notamment dans l’immobilier, explique en partie la chute de 36% des profits de tout le groupe au premier trimestre.
Mais les annulations de commandes dans les activités de General Electric en matière d’infrastructure sont inquiétantes. C’est le reflet de la récession mondiale et du reste, General Electric met en garde contre la possibilité d’une poursuite de la détérioration de la conjoncture dans le monde.
Bonne surprise pour Citigroup
Pour Citigroup, la surprise est plutôt meilleure. Après cinq semestres consécutifs de pertes, la banque new-yorkaise renoue enfin avec les profits : 1,6 milliard de dollars de bénéfices, largement grâce à ses opérations de trading sur le marché obligataire, ce qui sera difficile de dupliquer au cours des prochains mois.
Citigroup se trouve obligé de dévaloriser encore près de 6 milliards de dollars d’actifs adossés à des créances immobilières et la banque continue d’augmenter ses provisions, en anticipation de nouvelles hausses de défaut de paiement sur ses prêts à l’immobilier, liés à la consommation.
A la différence de ses rivales, comme Goldman Sachs et JP Morgan Chase, Citigroup n’a pas les moyens de rembourser les 50 milliards de dollars de fonds propres que le Trésor lui a avancé depuis novembre dernier.
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