Article publié le 25/04/2009 Dernière mise à jour le 25/04/2009 à 07:43 TU
Avec notre correspondante à Beyrouth, Paul Khalifeh
C’est la première visite à Beyrouth d’un responsable arabe de cette importance depuis le début de la crise entre l’Egypte et le Hezbollah, le 8 avril dernier. Le Caire avait annoncé le démentellement d’un réseau lié au Hezbollah et l’arrestation de 49 de ses membres qui projetaient de commettre des attentats en Egypte.
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait nié ces accusations mais reconnu qu’un de ses hommes, chargé d’apporter un soutien logistique aux Palestiniens, avait bien été arrêté par les autorités égyptiennes. Sami Chehab aidait au transport d’armes et de matériels aux Hamas via les tunnels creusés entre le Sinaï et Gaza.
Depuis les médias pro-gouvernementaux égyptiens se déchaînent contre le Hezbollah et son chef, qualifié « d’agent iranien ».
Médiation discrète
Amr Moussa doit participer au lancement des activités organisées dans le cadre de Beyrouth, capitale mondiale du Livre 2009. Cependant, en marge de la cérémonie, il évoquera la crise entre l’Egypte et le Hezbollah avec le président de la République, Michel Sleimane, et le Premier ministre, Fouad Siniora.
Mais la réunion la plus importante aura lieu avec le président du Parlement. Nabih Berri a entamé une médiation discrète entre le Hezbollah et Le Caire pour tenter de régler la crise, ou du moins l’empêcher de s’aggraver. Un mandat d’arrêt émis contre Hassan Nasrallah par la justice égyptienne empoisonnerait le climat politique au Liban, à six semaines des élections législatives. C’est ce scénario que Nabih Berri veut justement éviter.