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République tchèque

Le nouveau gouvernement prend ses fonctions

par  RFI

Article publié le 08/05/2009 Dernière mise à jour le 08/05/2009 à 16:27 TU

Le gouvernement intérimaire dirigé par le haut fonctionnaire Jan Fischer a remplacé, vendredi après-midi, le gouvernement du libéral Mirek Topolanek, renversé par un vote de défiance des députés tchèques en pleine présidence de l'Union européenne. La nouvelle équipe, qui doit gérer le pays jusqu'aux législatives anticipées en octobre, devra aussi gérer les dernières semaines de la présidence semestrielle de l'UE. Une présidence de plus en plus critiquée par les partenaires européens.

Technocrate de 58 ans, Jan Fischer était totalement inconnu du grand public jusqu'à sa récente nomination.(Photo: Reuters / Archives)

Technocrate de 58 ans, Jan Fischer était totalement inconnu du grand public jusqu'à sa récente nomination.
(Photo: Reuters / Archives)

Même l’ancien Premier ministre Mirek Topolanek le reconnaît, avec la chute de son gouvernement, c’est aussi la présidence tchèque qui a pris fin d’une certaine manière.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a tout de même tenu à saluer le travail accompli jusqu'à présent par la présidence tchèque.

Mais en coulisse, de nombreux diplomates critiquent le manque de leadership de Prague ces deux derniers mois. Alors que le monde traverse une grave crise économique, la présidence tchèque reste pour le moins discrète. « L'Union européenne n'est même plus présidée », lancent certains eurodéputés.

Le bilan n'est pourtant pas complètement négatif. Mirek Topolanek a réussi à avancer sur des dossiers clés : le Traité de Lisbonne a été ratifié par le Sénat tchèque et Prague a lancé le partenariat oriental entre les 27 et 6 pays de l’ex-Union soviétique.

Le nouveau Premier ministre tchèque, Jan Fischer, prend donc les commandes de l'Union européenne avec un peu moins de pression sur ses épaules que son prédécesseur. Mais tout indique que les deux derniers mois de cette présidence, conduite par un technocrate, ne vont pas contribuer à donner un visage à l'Europe.