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Royaume-Uni

Des défraiements qui font scandale

Article publié le 08/05/2009 Dernière mise à jour le 08/05/2009 à 13:10 TU

Le scandale qui consume la réputation des députés britanniques depuis plusieurs semaines connaît un retour de flammes ce vendredi avec les révélations fracassantes du quotidien de droite Daily Telegraph.

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, s’est fait rembourser pendant deux ans quelque 7 000 euros pour une femme de ménage qu’il partageait avec son frère. (photo : Reuters)

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, s’est fait rembourser pendant deux ans quelque 7 000 euros pour une femme de ménage qu’il partageait avec son frère.
(photo : Reuters)

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Sur 9 pages, le journal dresse un tableau peu flatteur d’une classe politique abusant sans scrupules de ses notes de frais sur le dos des contribuables.

Premier sur la liste : Gordon Brown lui-même, qui s’est fait rembourser pendant deux ans quelque 7 000 euros pour une femme de ménage qu’il partageait avec son frère Andrew Brown, haut responsable d’EDF Energy. Les deux frères vivaient dans deux appartements du quartier de Westminster, car Gordon Brown, alors ministre des Finances, avait préféré ne pas résider au 11 Downing Street.

Autre exemple : le ministre de la Justice, Jack Straw, a réussi le tour de force de se faire rembourser des impôts locaux qu'il n'avait pas payés.

Enfin, le secrétaire chargé du Pays de Galles, Paul Murphy, est allé encore plus loin en se faisant rembourser plus de 3 000 euros pour l’installation d’un nouveau système d'eau chaude dans sa résidence secondaire. Des travaux justifiés dans une lettre au Bureau des dépenses du Parlement où il explique que l'eau était... trop chaude.

Bref, le scandale de ces dépenses jugées excessives ou injustifiées n’épargne personne et les députés des autres grands partis, conservateurs et libéraux-démocrates, n’en rajoutent pas, car ils savent qu’ils sont les prochains sur la liste puisque le grand déballage est en fait prévu en juillet quand la Chambre des communes va publier le détail de leurs indemnités depuis cinq ans.