Article publié le 08/05/2009 Dernière mise à jour le 08/05/2009 à 20:35 TU
Trois nouveaux suspects ont été arrêtés vendredi dans le sud du Liban pour espionnage au profit d'Israël, portant à 16 le nombre d'arrestations au Liban pour les mêmes motifs depuis janvier, selon les services de sécurité.

L'un des suspects arrêtés, ce 8 mai 2009, se trouvait à Bint Jbeil, l'un des fiefs du Hezbollah libanais.
(Carte : RFI)
Les personnes arrêtées ces dernières semaines sont soupçonnées d’avoir fourni des informations sur des postes militaires libanais, des centres de sécurité et également d’espionner le Hezbollah, le parti chiite libanais.
L’un des suspects arrêtés vendredi se trouvait à Bint Jbeil, l’un des fiefs du parti chiite dans le sud. A la mi-avril, un autre homme avait été arrêté à Naquoura, ville frontalière du sud, et celui-là se trouvait être le cousin d’un ancien général de la Sûreté libanaise, Adib al-Alam, lui aussi arrêté avec sa femme.
Tous deux sont accusés d’être au centre de ce réseau et d’avoir espionné pour le compte des Israéliens pendant plus de vingt ans, selon l’un des responsables du Hezbollah.
Ce réseau d’espionnage est devenu un problème tellement sérieux qu’il a même été évoqué lors de la dernière séance du dialogue national, qui rassemble les chefs des principaux partis politiques du pays autour du président de la République.
Lors de cette même séance, la question du désarmement des milices et des partis politiques, donc du désarmement du Hezbollah, avait justement été laissée de côté à un mois et demi des élections. L’argument du Hezbollah est toujours le même. Pour le parti chiite, ces armes servent à défendre le pays contre l’ennemi israélien.