Article publié le 22/05/2009 Dernière mise à jour le 22/05/2009 à 08:44 TU

Un agent des services secrets libanais montre une des preuves trouvées dans un appartement ayant servi aux présumés coupables d'espionnage en faveur d'Israël.
Avec notre correspondante à Beyrouth, Diane Galliot
Depuis les premières arrestations importantes, en avril, cette affaire d’espionnage au profit d’Israël est devenue une véritable affaire d’Etat au Liban. Elle avait été au centre de la dernière séance du dialogue national qui rassemble les principaux chefs des partis politiques autour du président de la République.
Le Premier ministre annonce maintenant qu’un conseil supérieur de défense va être convoqué et que le Liban va saisir le Conseil de sécurité des Nations unies pour violation de la souveraineté libanaise et de la résolution 1701 de l’ONU. Cette résolution, adoptée en août 2006, visait à mettre fin à la guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah libanais.
Une affaire d’Etat, parce qu’au nombre des personnes arrêtées figure un ancien général de la Sûreté qui aurait avoué travailler pour le compte d’Israël depuis plus de quinze ans. Et au fur et à mesure que l’enquête avance, les découvertes semblent de plus en plus stupéfiantes. Le général Achraf Rifi qui dirige les FSI (les Forces de sécurité intérieure), a révélé certains des points de l’enquête à la presse nationale, ces derniers jours. Le gouvernement libanais a donc décidé de donner à cette affaire une dimension internationale avec cette plainte auprès des Nations unies.
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