par Patricia Lecompte
Article publié le 22/05/2009 Dernière mise à jour le 22/05/2009 à 19:40 TU
Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire chez Air France vient de déposer un préavis de grève nationale pour le 10 juillet, menaçant de perturber les départs en vacances tous les week-ends, jusqu’au 3 août. Le SNPL conteste la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale. Celle-ci prévoit que seuls les syndicats ayant obtenu 10% des voix peuvent négocier des accords, et que ceux ayant obtenu 30% peuvent les signer. Les pilotes n’étant pas assez nombreux, ils ne peuvent atteindre le seuil des 10% et de facto ne sont pas représentés. Les pilotes réclament le vote par le Parlement d’un aménagement de la loi, qui autorise la création d’un collège spécifique à leur métier, pour ne pas être absents des instances syndicales.
Depuis l’été 2008, des discussions entre le gouvernement et le SNPL sont en cours pour répondre à la demande des pilotes de ligne. L’ensemble des compagnies aériennes et le gouvernement sont d’accord sur la nécessité de créer un collège spécifique aux pilotes de ligne, car ils estiment impensable de laisser l’exclusivité du dialogue social entre les mains de salariés qui ne sont pas des pilotes.
Lors de ces discussions, des engagements ont été pris par le gouvernement sur la création de ce collège spécifique aux pilotes, mais aussi sur le calendrier d’adoption et d’examen de l’amendement. Si tout le monde semble d’accord, rien ne se concrétise pour autant. Las d’attendre, le SNPL pose un ultimatum au 10 juillet prochain, avant le début des vacances parlementaires. Le délai est considéré comme raisonnable par Eric Derivry, porte-parole du SNPL. Selon lui, « le gouvernement a encore le temps de mener à bien l’ensemble du processus parlementaire ».
Probablement soucieux de ne pas créer la pagaille dans les aéroports, le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a affirmé, vendredi, qu’un texte garantissant la représentativité syndicale des pilotes, sera examiné dans les jours qui viennent à l’Assemblée nationale.