par RFI
Article publié le 28/05/2009 Dernière mise à jour le 28/05/2009 à 16:05 TU
C’est aux cris de « papounet, papounet » le diminutif que lui donne Noemi, que Silvio Berlusconi a été accueilli dimanche dernier lors d'un meeting pour les élections européennes. Afin d’éviter d’être à nouveau chahuté, le président du Conseil a préféré annuler tous ses prochains rendez-vous électoraux.
« Je n'ai jamais eu de rapports piquants avec une mineure, si tout cela avait été vrai, j'aurais démissionné immédiatement » a-t-il déclaré ce jeudi, agacé par ces accusations qui tombent en pleine campagne pour les européennes.
Le scrutin s'annonçait pourtant facile pour le président du Conseil, seul chef d’Etat européen à être inscrit en tête d’une liste pour les élections européennes, même s’il n’a évidemment aucune intention d’abandonner son poste pour siéger à Strasbourg.
Silvio Berlusconi parie sur sa popularité pour l’emporter haut la main. Il reste d’ailleurs pour l'instant largement en tête des sondages et devrait sortir vainqueur le 7 juin prochain mais à une semaine du scrutin, la polémique ne faiblit pas. Et la principale conséquence n'est pas forcemment celle que l'on croit, finalement dans cette campagne pour les européennes en Italie, il est question de tout sauf d'Europe.
Les partis de gauche se sont bien sûr saisis du scandale, ce qui leur a valu d'être traité de partis « malades de haine » par Silvio Berlusconi, une réponse qui démontre que le Cavaliere n'est pas tout à fait serein.