Article publié le 02/06/2009 Dernière mise à jour le 02/06/2009 à 03:03 TU

Désormais, ce seront les drapeaux russes et canadiens qui flotteront au dessus du constructeur automobile Opel.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondant à Moscou, Alexandre Billette
En participant au rachat d'Opel, la Russie met pour la première fois le pied dans l'industrie automobile allemande.
D'abord par le biais de GAZ, le constructeur légendaire de l'époque soviétique qui pourrait bien accueillir une chaîne de montage Opel dans son usine de Nijni Novgorod. L'occasion, pour l'industrie russe frappée par la crise, de développer des modèles de voitures plus séduisants que les marques nationales actuelles.
Cheval de Troie
Mais c'est aussi grâce à la présence dans le montage financier d'Opel de Sberbank, la caisse d'épargne russe, que Moscou compte profiter de la transaction conclue dans la nuit de samedi à dimanche.
Sberbank est une institution semi-publique, proche du Kremlin, son directeur actuel a été ministre de l'Economie sous la présidence de Vladimir Poutine. Et il l'a déjà fait savoir clairement : « l'achat d'Opel permet d’accueillir à rabais l’une des entreprises automobiles les plus modernes ». Au risque de relancer en Europe la crainte de voir le Kremlin utiliser les entreprises publiques russes comme cheval de Troie, pour s'immiscer dans l'économie du continent.
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