par RFI
Article publié le 09/06/2009 Dernière mise à jour le 09/06/2009 à 16:26 TU

Le guide libyen Mouammar Kadhafi à la fin du 11e sommet sahélo-saharien du 30 mai 2009.
(Photo : Ismail Zetouni/Reuters)
Tous les chemins dit-on mènent à Rome. Jusqu’ici, ceci n’était pas le cas pour Mouammar Kadhafi. « Durant 40 ans, se rendre sur Saturne était plus probable pour Kadhafi que visiter Rome », comme le souligne le journal gouvernemental Al-Jamahiriya. Mais la donne a changé depuis la signature, dite « historique », du traité d’amitié et de coopération entre l’Italie et la Libye.
Les deux pays n’ont qu’à y gagner. La Libye a enfin réussi à obtenir les excuses de la part de son ancien colonisateur, accompagné de dédommagements à hauteur de cinq milliards de dollars, prévus entre autres pour la construction d’autoroutes et de logements. En contrepartie pour ces investissements généreux, Tripoli s’engage à vendre d’avantage de pétrole à l’Italie et à renforcer sa coopération dans la lutte contre l’immigration clandestine.
Dans le passé, les Libyens n’avaient montré que peu de bonne volonté pour contrôler les départs massifs de leurs côtes. Aujourd’hui, ils acceptent désormais des patrouilles mixtes dans leurs eaux territoriales et accueillent les clandestins interceptés en mer. Mouammar Kadhafi peut s'attendre à un merci chaleureux de la part de son nouvel ami, Silvio Berlusconi.
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