publicite publicite
Rechercher

/ languages

Choisir langue
 
Annonce Goooogle
Annonce Goooogle

Etats-Unis/Zimbabwe

Obama annonce 73 millions de dollars d'aide aux Zimbabwéens

Article publié le 13/06/2009 Dernière mise à jour le 13/06/2009 à 05:30 TU

Le chef du gouvernement d'union nationale mis en place au début de l'année au Zimbabwe était reçu vendredi par Barack Obama. Le président américain a annoncé à cette occasion une aide fédérale de 73 millions de dollars, une aide qui irait directement au peuple zimbabwéen par le biais des ONG, car si Barack Obama n'a pas caché son admiration pour Morgan Tsvangirai, il n'a pas caché non plus qu'il restait très préoccupé par le comportement du président Mugabe et de ses proches.
Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai (g) et le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, à Washington vendredi 12 juin.(Photo : Reuters)

Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai (g) et le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, à Washington vendredi 12 juin.
(Photo : Reuters)


Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Barack Obama ne s’est pas contenté de couvrir d’éloges Morgan Tsvangirai à qui il a exprimé son extraordinaire admiration, il lui a aussi promis une aide de 73 millions de dollars qui ira directement aux Zimbabwéens par le biais d’ONG. Même si le Premier ministre n’a cessé de répéter qu’il ne venait pas aux Etats-Unis la sébile à la main, il n’a pas caché que sans assistance les efforts de son parti pour apporter le changement seraient condamnés.

Comme le soulignait le New York Times, le dilemme pour Washington était donc de trouver le moyen d’aider la population et Tsvangirai sans que cela profite au président Mugabe. Après l’entrevue, jeudi, du Premier ministre avec Hillary Clinton, le porte-parole du département d’Etat avait dit que les Etats-Unis voulaient alléger les souffrances des Zimbabwéens sans récompenser les forces qui s’accrochent à la corruption et à la répression.

Plutôt récompensé que puni

Pour Morgan Tsvangirai la tâche n’était pas facile. Mugabe affirme qu’il est son émissaire à Washington, comment alors se démarquer d’un régime honnis tout en le représentant ? D’autant que le président réclame la levée des sanctions, ce qui est hors de question pour les Américains.

Marchant sur une corde raide, Tsvangirai a affirmé que depuis la victoire du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) son pays se dirigeait vers la réforme et méritait d’être récompensé et non puni. Sans illusion sur la bienveillance de celui avec qui il partage partiellement le pouvoir, il a déclaré : « J’en sais quelque chose, j’ai presque été tué ! »