par RFI
Article publié le 20/06/2009 Dernière mise à jour le 20/06/2009 à 17:18 TU
L'attentat avait tué 14 personnes dont 11 employés de la Direction des constructions navales françaises, à Karachi au Pakistan, en 2002. La piste islamiste est écartée par les juges anti-terroristes qui s'acheminent désormais vers une affaire de pots-de-vin non versés pour la vente de 3 sous-marins français. L'affaire continue d'être alimentée par de nouveaux éléments. En effet, l'attentat du 8 mai 2002 a été précédé par des « avertissements » et notamment des agressions et menaces exercées contre le personnel diplomatique français. Le vol de documents sur les trajets des travailleurs de la DCN, une bombe placée dans un véhicule diplomatique et une intervention des services secrets français sur le territoire pakistanais.

Lors de la cérémonie organisée en hommage aux onze salariés de la Direction des constructions navales, à Cherbourg le 13 mai 2002.
( Photo : AFP )
Cette opération a fait quatre victimes pakistanaises (dont trois amiraux, précise le quotidien Libération, qui ajoute que l'une des victimes a été tuée). Les juges ont confirmé cette hypothèse lors de leur rencontre jeudi avec les familles des victimes.
Règlement de comptes
Maintenant, il faudrait déterminer si cette opération musclée des services secrets français a été effectuée après l'attentat ou avant l’attentat. C'est-à-dire en réponse à l'attentat du 8 mai 2002, et donc à titre de vengeance. Ou bien avant, c'est-à-dire en réponse aux tentatives de chantage qui ont précédé l'attentat.
Pour les familles, c'est très important : car si c'est cette dernière hypothèse qui prévaut, cela pourrait signifier que les 14 morts de l'attentat sont les victimes collatérales d'un règlement de comptes entre services français et pakistanais.
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