par RFI
Article publié le 21/06/2009 Dernière mise à jour le 22/06/2009 à 11:45 TU
Nicolas Sarkozy est le premier président de la Ve République à s'exprimer devant le Sénat et l'Assemblée nationale. Une véritable première institutionnelle, grâce à la révision de la Constitution l'an passé. Objectif : lancer « la deuxième phase » de son quinquennat. Mais l'opposition dénonce « la dérive monarchique » de « l'hyperprésident ». Les Verts et les communistes boycottent le Congrès. Les socialistes ont une position plus nuancées : ils viendront écouter le président de la République, même s’ils désapprouvent la venue du chef de l’Etat à Versailles.
Dans la communication élyséenne en vigueur depuis deux ans, le tempo est parfait : lundi le discours et les idées, et mardi les hommes et les femmes pour le porter, avec le remaniement du gouvernement.
Il s'agit en effet, selon l'Elysée, de lancer « la deuxième phase » du quinquennat. Un nouvel élément de langage a même été distillé tout le week-end par les conseillers présidentiels : Nicolas Sarkozy, devant le Congrès, entend tracer « de nouveaux horizons » pour la France et l'Europe d'après-crise.
Approche légaliste
Discours solennel, à Versailles, le président français, qui a travaillé dessus tout le week-end, y tenait : on a même révisé la Constitution pour cela.
Ce qui n'est pas du goût de l'ensemble des 920 parlementaires convoqués à grand frais à Versailles. Mais l'opposition, qui dénonce « la dérive monarchique » de « l'hyperprésident », appréhende l'événement en ordre dispersé.
Les Verts et les communistes boycottent le Congrès. Approche plus légaliste pour les socialistes : parce qu'ils respectent la Constitution, ils iront à Versailles écouter le chef de l'Etat. Mais ils refusent de participer au débat qui suivra. Comme le prévoit également la Constitution, il n'y aura pas de vote, et Nicolas Sarkozy sera déjà reparti.
| L'article 18 de la Constitution |
Il peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès. Sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote. Hors session, les assemblées parlementaires sont réunies spécialement à cet effet. » |
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