par RFI
Article publié le 22/06/2009 Dernière mise à jour le 22/06/2009 à 04:00 TU
Avec la baisse de l'activité en France, le revenu de l'impôt sur les sociétés pourrait chuter de moitié cette année, a estimé le ministre du Budget. 20 à 25 milliards d'euros de recettes qui manqueront au budget de l'Etat. Quant à la sécurité sociale, son déficit devrait se creuser de 10 milliards d'euros supplémentaires avec la baisse des cotisations sociales, consécutive à l'augmentation du chômage.
Et puis, il y a aussi le « prix de la relance », pour doper l'investissement, a défendu Eric Woerth. « Si on ne fait pas de déficit, alors le prix à payer dans un certain nombre d'années sera beaucoup plus important ».
« Ce déficit, c'est à la fois le coût de la crise et le prix de la relance. »
« Légère croissance »
Ce déficit public pourrait atteindre 7 à 7,5% du PIB, a-t-il reconnu, s'empressant de le comparer aux 10% de l'Espagne ou de la Grande-Bretagne, et aux 12% des Etats-Unis. Un pourcentage qui pourrait rester inchangé, en 2010 malgré le retour d'une « légère croissance », a-t-il prévenu : si le déficit de l'Etat se réduit, celui de la Sécu pourrait, lui, s'aggraver.
Mais on n'arrêtera d'augmenter la dette que lorsque l'on sera sorti de la crise, a martelé Eric Woerth. Et alors, pas question d'augmenter les impôts, le ministre du Budget n'a pas exclu de tailler plus que prévu dans les effectifs de la fonction publique.Archives