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France/Economie

Déficit public de plus de 7% du PIB en 2009

par  RFI

Article publié le 22/06/2009 Dernière mise à jour le 22/06/2009 à 04:00 TU

Eric Woerth, ministre français du Budget.(Photo : Mathieu Reignard)

Eric Woerth, ministre français du Budget.
(Photo : Mathieu Reignard)

140 milliards d'euros, c'est le montant que pourrait atteindre le déficit public en France cette année, selon le ministre du Budget. Eric Woerth avait reconnu la semaine dernière qu'il pourrait dépasser 6%. Dimanche il a annoncé sur les antennes de la radio privée RTL qu'il atteindrait 7 à 7,5% du PIB contre 3% autorisés normalement dans la zone euro. « Il n'y a pas de laxisme, a-t-il assuré, ce déficit c'est à la fois le coût de la crise et le prix de la relance ».

Avec la baisse de l'activité en France, le revenu de l'impôt sur les sociétés pourrait chuter de moitié cette année, a estimé le ministre du Budget. 20 à 25 milliards d'euros de recettes qui manqueront au budget de l'Etat. Quant à la sécurité sociale, son déficit devrait se creuser de 10 milliards d'euros supplémentaires avec la baisse des cotisations sociales, consécutive à l'augmentation du chômage.

Et puis, il y a aussi le « prix de la relance », pour doper l'investissement, a défendu Eric Woerth. « Si on ne fait pas de déficit, alors le prix à payer dans un certain nombre d'années sera beaucoup plus important ».

Eric Woerth, ministre français du Budget

« Ce déficit, c'est à la fois le coût de la crise et le prix de la relance. »

22/06/2009 par RTL

« Légère croissance »

Ce déficit public pourrait atteindre 7 à 7,5% du PIB, a-t-il reconnu, s'empressant de le comparer aux 10% de l'Espagne ou de la Grande-Bretagne, et aux 12% des Etats-Unis. Un pourcentage qui pourrait rester inchangé, en 2010 malgré le retour d'une « légère croissance », a-t-il prévenu : si le déficit de l'Etat se réduit, celui de la Sécu pourrait, lui, s'aggraver.

Mais on n'arrêtera d'augmenter la dette que lorsque l'on sera sorti de la crise, a martelé Eric Woerth. Et alors, pas question d'augmenter les impôts, le ministre du Budget n'a pas exclu de tailler plus que prévu dans les effectifs de la fonction publique.