Article publié le 26/06/2009 Dernière mise à jour le 27/06/2009 à 10:07 TU

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan lors de son discours au forum économique de Crans Montana à Bruxelles, le 26 juin 2009.
(Photo : Reuters)
Avec notre bureau de Bruxelles
Pour défendre la candidature d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, le Premier ministre turc répète que son pays répond déjà à plusieurs critères fixés par les 27. Recep Tayyip Erdogan met ainsi en avant les 63 ans de pratique de la démocratie dans son pays, une allusion aux nouveaux Etats-membres issus du bloc soviétique.
Dans son argumentaire, le dirigeant turc souligne aussi les succès économiques. « Ils permettraient à Ankara de respecter les critères du pacte de stabilité de croissance », affirme-t-il. Or, certains pays membres dépassent cette année les limites autorisées et se retrouvent désormais sous le coup d’une procédure pour déficit excessif.
Recep Tayyip Erdogan déplore aussi l’utilisation de la question turque dans les débats nationaux. Il demande donc aux Européens de tenir leurs promesses et de ne pas changer les règles en cours de route.
En réponse, la Commission européenne souhaite lancer un nouveau cycle dans les pourparlers. Toutefois, le commissaire européen chargé de l’élargissement, a insisté sur la poursuite des réformes en Turquie. « Dans ce processus rien n’est automatique », a-t-il rappelé.
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