Article publié le 03/07/2009 Dernière mise à jour le 03/07/2009 à 13:57 TU

Le leader libyen Mouammar Kadhafi (c) en compagnie des autres dirigeants africains au 13e sommet de l'Union Africaine à Syrte, en Libye.
(Photo : AFP)
Avec notre envoyé spécial à Syrte, Christophe Boisbouvier
Ils ont passé une nuit blanche mais ils ont bien travaillé. Les chefs d'Etat et de gouvernement sont bien arrivés au Centre de conférences de Syrte à minuit. Une petite quinzaine seulement, le Sud-Africain Jacob Zuma, l'Ethiopien Meles Zenaoui, le Tchadien Idriss Deby, le Centrafricain François Bozizé étaient là. Et le Libyen Mouammar Kadhafi bien sûr. En revanche, l'Algérien Abdel Aziz Bouteflika, le Sénégalais Abdoulaye Wade et le Togolais Faure Gnasimbé étaient déjà repartis chez eux.
La Commission africaine est morte, vive l'Autorité. Au bout de quatre heures de discussions, les chefs de délégations ont donc validé cette nouvelle autorité qui sera en fait une commission aux compétences élargies.
Pendant toute la semaine, la Libye a essayé d'imposer dans cette Autorité, la création d'un secrétariat à la Défense et d'un secrétariat aux Affaires étrangères. Pour le Nigéria, l'Afrique du Sud et l'Ethiopie, c'est une atteinte à leur souveraineté donc un casus belli. Finalement, on est arrivé à un compromis.
Dans la nouvelle Autorité, un secrétaire s'occupera entre autre de la défense commune c'est à dire des opérations multinationales comme l'Amissom, la mission de paix africaine en Somalie ; un autre aura en charge, la politique étrangère du continent c'est à dire par exemple, la défense des intérêts de l'Afrique dans les négociations internationales sur le commerce ou le climat. Bref, chaque pays reste maître chez lui.
Cette nuit, personne n'a perdu la face. Et ce vendredi à 4 heures du matin, les chefs de délégations ont applaudi l'annonce de l'accord. A la sortie, les chefs d'Etat étaient fatigués mais soulagés.
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