par RFI
Article publié le 03/07/2009 Dernière mise à jour le 03/07/2009 à 16:40 TU
Les dirigeants africains ont décidé, après des tractations prolongées et tendues, de remplacer la Commission africaine par une Autorité disposant d’un rôle de coordination en matière de politique de défense commune et de diplomatie. Le colonel Kadhafi voulait que la nouvelle Autorité puisse gérer directement les questions militaires et diplomatiques. Les Parlements nationaux vont devoir se prononcer sur cette modification.
Il a fallu un marathon nocturne, de minuit à quatre heures du matin, pour parvenir à un compromis sur les domaines de compétence de la fameuse Autorité qui remplace, depuis ce vendredi, la Commission de l’UA. Cette nouvelle Autorité sera dirigée par un président et un vice-président. Les secrétaires remplaceront les actuels commissaires.
« La discussion a été vive », a reconnu un participant, notamment sur la délicate question des abandons de souveraineté en matière de défense et d’affaires étrangères. Il y a, en effet, deux conceptions qui paraissaient inconciliables jeudi soir. Le Nigeria et le bloc de l’Afrique australe, auquel il faut ajouter l’Ethiopie, ne voulaient pas entendre parler d’une « Autorité continentale » aux pouvoirs élargis. Le Premier ministre éthiopien a même menacé d’un vote au début de la séance de nuit, pour départager les deux blocs, du jamais vu dans ce genre de forums.
Les partisans du colonel Kadhafi, qui souhaitaient que la future Autorité gère les questions diplomatiques et de défense du continent africain – avec un « Monsieur Défense » et un « Monsieur Affaires étrangères » -, ont dû faire des concessions. L’Autorité n’assurera que la coordination de la politique africaine de défense commune. Dans le domaine diplomatique, l’Autorité ne coordonnera que la position des Etats membres, lors des négociations internationales.
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