Article publié le 04/07/2009 Dernière mise à jour le 04/07/2009 à 07:30 TU
C’est sur la Somalie que les pays africains se sont montrés les plus fermes et, pour la première fois, ils pointent du doigt l’un des leurs, à savoir l’Erythrée. Ils accusent le régime d'Issayas Afeworki de soutenir les groupes armés qui s’attaquent au gouvernement de transition, à la population civile et à la force africaine Amisom. Pour l’Erythrée, le coup est rude. En revanche, pour l’Ethiopie il s'agit d'une victoire diplomatique.
Autre sujet d’inquiétude pour les chefs d’Etats réunis à Syrte : les coups d’Etats non résolus.
A Madagascar, ils se disent gravement préoccupés par l’absence de progrès vers le retour à l’ordre constitutionnel. C’est un mauvais point pour Andry Rajoelina.
Pas un mot sur le Niger
En Guinée Conakry, ils invitent les autorités à respecter leurs engagements en faveur d’une élection, adressant ainsi un avertissement au capitaine Dadis Camara.
En Guinée Bissau, ils dénoncent la spirale de violence et exhortent l’armée à ne plus s’ingérer dans les affaires politiques.
En revanche, pas un mot sur le Niger où Mamadou Tanja cherche à se maintenir au pouvoir par tous les moyens, sans doute, le Nigeria a-t-il décidé, pour l’instant, de lever le pied et de donner une chance aux missions de bons offices auprès du président nigérien.