par RFI
Article publié le 05/07/2009 Dernière mise à jour le 05/07/2009 à 20:56 TU
Murisi Zwizwai ne dit pas quand le retrait des soldats commencera. Le vice-ministre des Mines zimbabwéen parle même de « plusieurs phases » et souhaite « un cadre sécuritaire adéquat ».
Le principe de ce retrait a en tout cas été accepté selon lui. Un retrait qui doit mettre le pays en conformité avec le processus de Kimberley, visant à lutter contre le commerce illégal de pierres précieuses et le financement des conflits armés. L'annonce faite par Harare est donc un gage donné à la communauté internationale.
La semaine dernière, une équipe composée notamment de représentants de la Commission européenne, du département d'Etat américain et du Conseil international des diamants était venue enquêter dans le pays.
Elle avait appelé à la « démilitarisation immédiate des champs de diamants de Marange », dans l'est du pays, estimant qu' « il ne pouvait y avoir de sécurité réelle lorsque l'armée était impliquée ».
Le mois dernier, c'est l'ONG Human Rights Watch qui avait accusé les soldats zimbabwéens de réduire en esclavage les habitants de cette région afin d'extraire les diamants. Selon l'ONG, l'armée aurait même assassiné 214 villageois, l'année dernière, afin de prendre le contrôle des mines.
Des accusations que le gouvernement continue de réfuter.
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