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Botswana / Sommet de Syrte

Gaborone en désaccord avec l'UA sur le sort d'el-Béchir

par  RFI

Article publié le 06/07/2009 Dernière mise à jour le 06/07/2009 à 21:51 TU

Le président du Botswana, Ian Khama, le 3 juin 2009 à Bruxelles.(Photo : AFP)

Le président du Botswana, Ian Khama, le 3 juin 2009 à Bruxelles.
(Photo : AFP)

Le Botswana persiste et signe dans son opposition à la façon dont le chef d’Etat libyen Mouammar Kadhafi a présidé le sommet de l’Union africaine à Syrte. Lors d’une conférence de presse ce lundi à Gaborone la capitale, le vice-président s’est une fois de plus désolidarisé de la résolution de l’UA, qui autorise le président soudanais Omar el-Béchir à circuler librement en Afrique. « Ce n’est pas parce qu’un chef d’Etat appelé Béchir a été mis en accusation par la Cour pénale internationale que nous devons saper le travail de cette institution », a déclaré Mompathi Méraphe. Ce n’est pas la première fois que ce petit pays d’Afrique australe, de moins deux millions d’habitants, tient tête à d’autres chefs d’Etat africains.

Le Botswana, l’an passé, a durant des mois offert l’exil à Morgan Tsvangirai l’ancien rival du président zimbabwéen Robert Mugabe. Et puis en novembre le président du Botswana Ian Khama avait appelé de ses vœux de nouvelles élections au Zimbabwe, alors que les pourparlers visant à former un gouvernement d’union étaient dans l’impasse.

Cette proposition avait été fraîchement accueillie par Mugabe mais aussi par le responsable de la médiation au Zimbabwe l’ancien président Thabo Mbeki. C’est d’ailleurs ce même Mbeki qui est chargé aujourd’hui de plaider pour plus de clémence en faveur d’Omar el-Béchir.

Mais le chef de la diplomatie du Botswana Pandu Skélémani a été clair. Il a déclaré que « les peuple d’Afrique et du Soudan en particulier méritent d’être protégés des auteurs de crimes et de génocides, ajoutant, nous avons déjà dit que si Béchir venait à fouler notre territoire il serait arrêté ».

Le président du Botswana Ian Khama, de formation militaire, a la réputation d’un homme qui ne tolère pas le désordre. La bonne gestion de son pays est souvent érigée en exemple par les bailleurs de fonds occidentaux. Mais les prises de positions de Gaborone n’ont semble t-il pas fini d’irriter les chefs d’Etat du continent africain.