par RFI
Article publié le 09/07/2009 Dernière mise à jour le 09/07/2009 à 10:44 TU

Le quartier de Karrada, à Bagdad, après l'explosion d'une bombe qui visait le convoi du gouverneur de la Banque centrale irakienne, le 9 juillet 2009.
(Photo : AFP)
Première attaque : à Tal Afar, dans le nord, à 80 km de Mossoul. Un double attentat suicide dont le bilan est d'au moins 35 morts. Les assaillants visaient la maison de deux frères, membres d'une unité antiterroriste. Deuxième attentat : en plein Bagdad, dans le quartier chiite de Sadr City. Explosion de deux bombes : 7 morts.
A la mi-journée, le bilan était déjà d'au moins 42 morts. Ce jeudi devient le jour le plus sanglant depuis le retrait américain des villes irakiennes le 30 juin dernier. Jusqu'à présent, c'était la veille, mercredi : deux voitures piégées avaient explosé dans deux localités proches de Mossoul, devant des mosquées chiites. Bilan :12 personnes sont tuées.
Mosquées chiites, mercredi, quartier chiite de Bagdad, ce jeudi. Les cibles sont claires et la stratégie est simple pour les auteurs des attentats : ranimer les tensions entre les deux communautés irakiennes. C'est la hantise des Américains et le principal risque pour l'Irak.
La semaine dernière, à Bagdad, le vice-président américain Joe Biden avait mis en garde : « Les Etats-Unis se désengageront si la violence confessionnelle et ethnique reprend ». Réponse du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, ce lundi : « Nous ne permettrons à personne de s'ingérer dans nos affaires, ni de superviser notre processus de réconciliation nationale ».
Nouri al-Maliki est confronté à une réalité: le retour des attentats, malgré les 750 000 policiers et militaires irakiens déployés.
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