Article publié le 10/07/2009 Dernière mise à jour le 10/07/2009 à 07:23 TU

Le Premier ministre François Fillon prononce un discours à Saint-Paul de la Réunion, lors de l'inauguration de la route des Tamarins, qui permet de relier le nord au sud de l'île, le 9 juillet.
(Photo : AFP)
De notre envoyée spéciale à Saint-Denis de La Réunion, Véronique Rigolet
Malgré l’accueil chaleureux réservé à François Fillon par les militants de l’UMP tout le monde n’est pas content à La Réunion. Les états généraux ne passionnent personne et même la présidente UMP du Conseil général, Nassimah Dindar, doit le reconnaître à demi-mot. « Ce n’est qu’un début, c’est toujours qu’un début. De toute façon, ce sont nos pas qui font la route ».
Mais pour les Réunionnais durement frappés par la crise, cela ne va pas assez vite. La tension est toujours palpable après la crise sociale de l’hiver dernier. Et comme en Guadeloupe, les syndicats réunionnais boycottent les états généraux. « C’est de la poudre au yeux, tout simplement. Ça ne donnera rien, tout a déjà été décidé d’avance », déplore l’un d’eux.
24% de chômage à La Réunion.
Sabine est assistante d’éducation, elle vient de perdre son emploi et tente d’interpeller le Premier ministre. « Il y a beaucoup de chômage, et nous nous ne voulons pas aller grossir encore le système. Il faut qu’il voit tout ça, il faut qu’il réfléchisse et nous apporte des solutions ».
Sabine ne croisera finalement pas François Fillon, qui, lui, n’avance qu’une solution pour vaincre la crise : soutenir l’entreprise. « La multiplication des emplois dans le secteur public n’est pas une réponse. L’assistanat n’est pas une solution digne de l’avenir », martèle le Premier ministre.
Fin des états généraux dans deux semaines, les premières actions concrètes pour l’Outre-mer devraient être annoncées en octobre prochain.
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