par RFI
Article publié le 12/07/2009 Dernière mise à jour le 12/07/2009 à 16:59 TU
A l'image du délégué CGT Guy Eyermann, les salariés licenciés de New Fabris, à Châtellerault, ont donc décidé d'employer la manière forte.
Tous réclament 30 000 euros d'indemnités par départ, à PSA et à Renault, les deux plus importants clients de leur entreprise : il s’agit de l'équipementier automobile New Fabris, mis en liquidation judiciaire le mois dernier.
Dans l'usine que les salariés occupent en permanence, il y a encore des pièces fabriquées à Châtellerault d'une valeur de deux millions d'euros. 2 millions d'euros également pour une machine neuve de Renault, elle aussi encore dans l'usine.

Les employés de New Fabris veulent mettre la pression sur les 2 constructeurs français pour avoir des indemnités de licenciement conséquentes.
(Photo : AFP)
Tout ce matériel, les constructeurs automobiles devraient le récupérer dans les prochaines semaines.
«Pas question», répondent les salariés: «Si nous, on a rien, eux n'auront rien du tout», affirme Guy Eyermann.
150 employés ont rencontré la direction de PSA ces derniers jours. Une autre délégation se rendra à la direction de Renault jeudi prochain.
Les salariés ont également rendez-vous au ministère de l'Emploi le 20 juillet.
Avec l'espoir que le gouvernement fasse pression sur PSA et Renault pour accorder les indemnités demandées.