par RFI
Article publié le 14/07/2009 Dernière mise à jour le 14/07/2009 à 15:34 TU
On commence à mesurer l'ampleur des crimes commis par les paramilitaires d'extrême droite durant les années de guerre contre les guérillas. Selon le procureur chargé d'instruire ces crimes dans le cadre de la très controversée loi Justice et paix, 21 000 homicides ont déjà été avoués par les paramilitaires. Mais le magistrat ajoute, dans une interview à l'AFP, que ce chiffre considérable n'est que la pointe de l'iceberg.

Les paramilitaires de la guérilla d’extrême droite, ici à Tibu, ont déjà reconnu 21 000 assassinats.
(Photo : AFP)
Le bilan est à la fois impressionnant et mince, à en croire Luis Gonzalez, le procureur en charge de ce dossier. Les paramilitaires démobilisés ont reconnu 21 000 assassinats, et leurs confessions ont permis de localiser 1 906 fosses communes et d'y retrouver les corps de 2 400 victimes. Mais, a admis le magistrat, ce n'est certainement qu'une partie de l'ensemble des crimes imputables à ces milices constituées dans les années 1980 pour lutter contre les guérillas d'extrême-gauche, dont les FARC.
Les sanctions, si légères soient-elles, ne sont prononcées qu'au compte-gouttes, puisqu'une seule personne a pour l'instant été condamnée et que quatorze autres sont en attente de jugement.
Ces réserves, on les retrouve au centuple chez les associations de victimes, qui ont toujours reproché à la loi Justice et paix d'être une forme d'amnistie pour ceux dont la collusion avec l'armée et la classe politique était avérée.
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