Article publié le 16/07/2009 Dernière mise à jour le 16/07/2009 à 07:23 TU
Dans le champ de foin où s'est écrasé le Tupolev-154 de la compagnie iranienne Caspian Airlines, reliant Téhéran à Erevan avec 168 personnes à bord, il ne reste que des morceaux de chair et d'os au milieu des débris de l'appareil pulvérisé. Les boîtes noires de l'avion ont été retrouvées, a rapporté jeudi l'agence officielle Irna.

Un volontaire de la Croix-Rouge déterre un des réacteurs du Tupolev-154, qui s'est écrasé mercredi dans le nord de l'Iran.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi
Dans le village de Janat Abad, c’est une scène de désolation dans le champ de foin où s’est écrasé l’avion. Il ne reste plus que des morceaux de chair et d’os au milieu des débris de l’appareil pulvérisé.
« Je travaillais dans le champ lorsque j’ai vu l’avion dans le ciel, qui avait déjà pris feu. Il a fait un tour complet dans le ciel avant de redescendre en flèche et s’écraser. Les flammes étaient comme les feux de l’enfer », raconte Hamdollah, un paysan d’une cinquantaine d’années.
Au sol, l’avion a creusé un énorme cratère.
Des familles de victimes sont venues de Téhéran, distant d’environ 200 kilomètres. Arlen Stepanian, un Iranien de culte arménien, a perdu ses deux filles : « Ma grande fille m’a appelé une demi-heure avant le décollage pour me dire que l’avion avait un problème technique et décollait avec du retard », raconte-t-il.
Beaucoup de compagnies iraniennes utilisent des avions russes d’occasion comme le Tupolev, ce qui explique sans doute de nombreux accidents dans le ciel iranien.
Pour le moment, les autorités iraniennes n’ont donné aucune explication sur les causes de l’accident. Mais, selon tous les témoignages, l’un des moteurs de l’avion a pris feu en plein vol, ce qui serait à l'origine du le crash.
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