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Etats-Unis

Obama met les Etats en compétition pour améliorer le système scolaire

Article publié le 25/07/2009 Dernière mise à jour le 25/07/2009 à 05:35 TU

Barack Obama, après son discours au département de l'Education, le 24 juillet, applaudi par Arne Duncan, le secrétaire à l'Education.

Barack Obama, après son discours au département de l'Education, le 24 juillet, applaudi par Arne Duncan, le secrétaire à l'Education.

En jeu, 4,35 milliards de dollars à partager entre les Etats américains qui appliqueront les méthodes d'enseignement les plus efficaces. La Maison Blanche décrit l'initiative comme centrale dans l'effort de Barack Obama réformer l'école américaine et la ramener au premier rang dans le monde. Le président veut notamment voir les Etats lier la rémunération des enseignants à la performance de leurs élèves, au risque de braquer le corps enseignant.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Pour améliorer l’éducation dans les écoles publiques, qui est en déclin aux Etats-Unis, le président Obama offre aux Etats plus de quatre milliards de dollars.

Mais pour obtenir ces fonds fédéraux, ils devront satisfaire plusieurs conditions : créer plus de « charter schools », ces établissements offrant un enseignement moins rigide et où les résultats scolaires sont supérieurs à ceux des écoles publiques ; récompenser des enseignants en fonction des résultats de leurs élèves, ce qui veut dire des salaires plus élevés pour les plus dynamiques ; et moderniser les écoles situées dans des zones défavorisées.

Déplorant le retard pris par les Etats-Unis sur le reste du monde industrialisé dans les domaines des sciences et des mathématiques, le président américain soulignait l’importance d’une éducation solide pour faire face aux défis économiques du XXIe siècle.

L’initiative a été baptisée la « course vers le sommet ». Elle ne fait pas que des heureux. Les syndicats s’inquiètent d’un système basé sur la méritocratie, et les républicains se plaignent qu’on donne quatre milliards au ministre de l’Education en lui disant de signer des chèques.

Balayant ces critiques, Barack Obama déclare : « l’avenir appartient au pays qui éduque le mieux ses citoyens ».