Article publié le 19/08/2009 Dernière mise à jour le 19/08/2009 à 12:56 TU

Des bédouins palestiniens dans leur village face à la colonie juive de Maale Adumim en Cisjordanie.
(Photo : AFP)
Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet
Israël s'est dit disposé à freiner temporairement la colonisation en Cisjordanie, en gelant les appels d'offres à la construction jusqu'au début de l'année 2010. A Washington, Barack Obama a qualifié la mesure d’encourageante, mais il souhaite plus.
Le président américain voudrait obtenir un arrêt total des implantations. La colonisation reste un éternel sujet d’irritation entre les Etats-Unis et Israël. Mais Barack Obama est plus insistant que ses prédécesseurs, car il a bâti sa stratégie de relance du processus de paix autour de cette question.
Il estime que si Israël accepte de renoncer à construire de nouvelles colonies, il lui sera dès lors plus facile de demander aux Palestiniens, comme aux pays arabes modérés, de faire à leur tour des gestes de bonne volonté. Dans une semaine, l'envoyé spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell sera à Londres pour une rencontre avec Benjamin Netanyahu. Les deux hommes devraient reparler du gel de la colonisation.
Le Premier ministre israélien devrait, de son côté, tenter de parvenir à un compromis avec les Etats-Unis, alors qu'il a des difficultés sur le plan interne. La droite, le Likoud, ne veut pas entendre parler d’un gel total. Israël devrait donc probablement essayer de continuer à construire, de façon limitée, des logements, dans des emplacements qui, même si un traité de paix est signé, resteraient sous contrôle israélien.
C’était ce qu’avait accepté l’administration Bush. George Mitchell, va probablement continuer d’exercer des pressions pour que Netanyahou accepte plus de concessions afin de donner une plus grande latitude à l’administration américaine, lorsqu’elle présentera son plan de paix en septembre.
| Les présidents américain et égyptien évoquent le conflit |
Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet Après une bouderie de plus de cinq ans, Hosni Moubarak s’est de nouveau assis dans le bureau ovale, pour une cordiale conversation avec un président américain qu’il apprécie plus que son prédécesseur. Le Raïs n’avait guère apprécié les leçons de démocratie qu’avait voulu lui imposer George W. Bush et il s’était opposé à l’invasion américaine en Irak. Les relations entre Le Caire et Washington s’étaient donc sensiblement refroidies. Avec l’élection de Barack Obama, elles se réchauffent de nouveau. Les deux présidents avaient fait connaissance en juin, lorsqu’Obama avait prononcé dans la capitale égyptienne son discours sur l’Islam, et ils s’étaient revus un peu plus tard au sommet du G20, en Italie. Le conflit israélo-palestinien a tout naturellement occupé une place importante dans leurs discussions à la Maison Blanche. Les Etats-Unis souhaitent que l’Egypte joue un plus grand rôle pour le résoudre, mais elle reste jusqu'ici réticente, en dépit de ses promesses. Les deux hommes ont estimé qu’il y avait un mouvement vers une nouvelle direction, notamment s’il se confirme qu’Israël va arrêter la construction de nouvelles colonies. Barack Obama a tout de même prévenu qu’il y avait encore pas mal de progrès à faire et Hosni Moubarak a mis en garde Israël contre toute solution temporaire. Les deux hommes ont aussi évoqué l’Irak, le nucléaire iranien, et la coopération bilatérale dans des domaines tels que l’éducation, la santé et l’économie. |
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