Article publié le 24/08/2009 Dernière mise à jour le 24/08/2009 à 03:44 TU
Avec notre correspondante à Athènes, Corinne Valois

Un volontaire tente d'éteindre le feu à l'aide d'un extincteur, dans la banlieue d'Aghios Stefanos au nord-est d'Athènes, le 23 août 2009.
( Photo:John Kolesidis/Reuters )
Troisième nuit d’incendie autour d’Athènes et les banlieues du Nord sont désormais sérieusement menacées par les flammes, d’autant plus qu’à la tombée de la nuit, dimanche soir, les forces aériennes se sont retirées car elles ne pouvaient plus intervenir. Le feu, aidé par des vents saisonniers très violents et tournants, ne se calme pas.
Avec l’aide de l’armée, pompiers et habitants luttent de toutes leurs forces contre les flammes et doivent aussi faire face aux coupures d’eau et d’électricité. Malgré ces efforts, des dizaines voire des centaines de maisons ont brûlé comme des torches.
Autour de la ville de Marathon, plusieurs sites archéologiques, grecs et byzantins, sont toujours menacés et ce dimanche, des milliers d’habitants ont été évacués en catastrophe.
Le front du feu tourne sans arrêt. Il a déjà contourné l’une des montagnes de la capitale, se dirigeant vers l’aéroport international et la route nationale Athènes – Thessalonique. A Aghios Stefanos les flammes ont traversé deux fois la voie ferrée interrompant pendant plusieurs heures le trafic ferroviaire, dimanche.
Les habitants qui luttent à mains nues contre les flammes accusent déjà : certains soulignent que, comme par hasard, les étendues brûlées correspondent plus ou moins aux zones nouvellement intégrées dans les plans d'urbanisation par le ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics.
L’Attique oriental est toujours en état d’urgence et rien ne semble pouvoir stopper la destruction d’une des dernières forêts naturelles de la capitale grecque qui souffre déjà gravement de la pollution atmosphérique.
La Grèce a demandé l'aide de pays européens, dont la France. Le ministère de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé dimanche soir l'envoi de quatre Canadairs, dont deux appartenant à un programme européen de lutte contre les incendies.
Les explications du colonel Philippe Nardin, responsable des relations internationales à la direction de la sécurité civile :
« La Grèce n'a pas demandé à l'heure actuelle de moyens terrestres... l'envoi de cette aide constituera un élément important dans le dispositif grec pour son renforcement... »