Article publié le 25/08/2009 Dernière mise à jour le 25/08/2009 à 12:36 TU

Un pompier termine d'éteindre un incendie dans le village de Porto Germeno, à 60 km à l'ouest d'Athènes, le 24 août.
(Photo : John Kolesidis/Reuters)
Avec notre correspondante à Athènes, Corinne Valois
On commence à faire, ce matin, le triste bilan des terribles incendies. Officiellement, les autorités parlent de 15 000 hectares brûlés, mais selon les estimations de la Commission européenne, plus de 30 000 hectares seraient détruits. Des milliers d’hectares de forêts, d’oliveraies, de cultures maraîchères dévastées. Marathon est l’une des principales régions de production de légumes de la capitale. Les conséquences économiques seront donc importantes pour le portefeuille des Athéniens.
Conséquences aussi pour la vie quotidienne. Les incendies pourraient entraîner une importante augmentation de la pollution atmosphérique avec toutes les conséquences négatives sur la santé dont les problèmes respiratoires, tout simplement parce que la fumée et les cendres recouvraient Athènes. Ces feux sont aussi une catastrophe écologique. Les spécialistes annoncent que les températures vont augmenter de plus de 6 degrés Celsius. Des inondations sont aussi attendues cet hiver, parce que la pluie ne pourra plus être retenue. On craint aussi pour la qualité de l’eau, en raison des dioxines dégagées par le feu.
Les habitants critiquent le mécanisme de secours
Beaucoup de voix s’élèvent contre le manque de coordination des secours, l’inefficacité du mécanisme étatique et, si l’on met de côté le fait que chaque grec a tendance à vouloir un camion de pompier devant sa porte, de nombreux volontaires, arrivés de province ce week-end étaient très mal dirigés. Ils ne savaient pas comment arriver sur les feux. La photo d’un camion de pompier brûlé a été publiée dans plusieurs journaux. Les médias grecs sont très en colère. Dans les éditions spéciales sorties dès dimanche, ils parlaient « d’exécution de forêts ». Allusion directe aux origines souvent criminelles des incendies et aussi à l’absence de progrès de nettoyage.
Le maire de Marathon a reçu de nombreuses plaintes du responsable forestier de la région, tout simplement parce qu’il avait ouvert des zones anti-feux. Par ailleurs, depuis plus de 20 ans, le gouvernement promet de reboiser les zones détruites. En pratique, ce sont le plus souvent des maisons neuves qui remplacent les forêts détruites.
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